Gabian : Goéland Leucophé en provençal.

Ce blog est animé par Marie Bellando-Mitjans : conceptrice, créatrice, communicante, designer graphique, membre de ONE, slaviste, balkanophile, nerd... persuadée que la communication et la connaissance des cultures du monde conduisent tout naturellement à la paix et au développement.

vendredi 28 février 2014

Identité visuelle d'un musée, le cas du Louvre (Paris)

je publie aussi pour la mémoire de Radio Londres, de la Résistance et de la Seconde Guerre mondiale : http://resistance-retinienne.blogspot.fr 
je réalise une exposition de calligraphie d'Europe centrale et orientale : http://cimer-calligraphie.blogspot.fr

Identité visuelle d'un musée, le cas du Louvre (Paris)


LES DÉCLINAISONS

LE SITE
Il suit les mêmes règles que le reste de la communication. L’accent est mis sur les collections et le bâtiment, la navigation est assurée par des icônes et des textes blancs sur noir, dans le style des cartels permanents.
Le fond des pages est habillé d’une photographie noir et blanc de la structure de la pyramide, jouant ainsi sur les formes carrées et triangulaires. Il apporte ainsi espace et respiration permettant au visiteur de se focaliser sur les oeuvres et les informations.
Seuls deux éléments dénotent de l’harmonie générale : les formes bleues et rouges en haut à droite. Cela est bien évidemment fait sciemment, car il s’agit de raccourcis que le visiteur peut vouloir atteindre expressément — le choix de langue, au combien capital pour un musée à visée universelle, et la connexion au site privé pour les professionnels ou donateurs.
Bien entendu, contraintes du web obligent*, la police de caractère utilisée pour l’essentiel des textes du site n’est ni le Granjon, ni l’Univers. Lorsque ces caractères sont présents, il s’agit d’un bouton ou d’une image, et non d’un texte à proprement dit — d’un point de vue cybernétique. Les « véritables » textes apparaissent, le plus souvent, en Arial ou Helvetica — en réalité n’importe quelle police de la palette « sans-serifs » — selon les fontes les plus proches de celle souhaitée par le concepteur, disponibles dans l’ordinateur du visiteur.




*En effet, seules 29 polices sont agréées pour le web car présentes sur la quasi totalité des appareils. Elles sont divisées en trois palettes « sans-serifs », « serifs » et « monospace ».



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jeudi 27 février 2014

Identité visuelle d'un musée, le cas du Louvre (Paris)



LES DÉCLINAISONS

LES AFFICHES
Les affiches sont un médium extrêmement important pour le musée à l’heure actuelle. C’est en effet par sa communication à grande échelle sur les expositions temporaires qu’il peut attirer de nouveaux visiteurs ou en faire revenir d’anciens.
Au Louvre, elles suivent deux modèles selon le type d’exposition proposée. S’il s’agit d’une grande exposition thématique, l’affiche jouera avec le visuel — choisi pour représenter l’événement — en créant des découpes carrés et triangulaires. Présentée sur fond blanc, chose rare dans le paysage publicitaire, l’affiche est instantanément reconnaissable dans un monde saturé de couleurs diverses. Le texte est en Univers, pour la même raison que pour les cartels, la nouveauté.

Les secondes affiches, correspondant aux expositions rétrospectives, obéissent à des lois plus traditionnelles. Une image en plein format et un texte en Granjon accentuent le côté patrimonial de l’artiste, et le font basculer dans le camp des « classiques » si ce n’est déjà le cas. Le titre est alors d’une couleur assortie à l’image, sans lien avec les couleurs attribuées aux collections. Les informations pratiques demeurent en Univers, pour les mêmes raisons que pour la signalétique extérieure : repérer facilement les informations pratiques relatives à l’infrastructure.



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mercredi 26 février 2014

Identité visuelle d'un musée, le cas du Louvre (Paris)



LES DÉCLINAISONS

LES CARTELS
Les cartels du musée se divisent en deux groupes.

Les cartels du premier groupe que je qualifierais de « thématique » (1) sont dotés d’un fond coloré.
Cette couleur n’est pas le fruit du hasard, loin s’en faut. Elle est obtenue par un calcul colorimétrique permettant de connaître la teinte harmonisée avec celle de base — ici celle représentant la collection — et offrant un contraste suffisant à la lecture. Ce calcul s’appelle « gamme tétradique » (2).
Du côté typographique, ces cartels sont rédigés en Granjon pour ne pas fatiguer la vue dans ces textes longs. Le thème et le numéro de vitrine sont présentés dans la couleur de la section, en petites capitales. Le titre de l’article est en gras et le texte en roman. Les langues étrangères sont distinguées par des titres en gras italiques et une casse (taille de caractères) plus petite.

Les cartels du second groupe, plus traditionnel, définissent les oeuvres et objets exposés. Ils sont différents selon le type d’exposition — permanente ou temporaire.
Les expositions permanentes sont légendées par des textes en blanc sur fond noir — ou noir sur fond blanc, selon les conditions d’éclairage, pour assurer la meilleure lisibilité possible — (3 et 4). Ce fort contraste garantit une lisibilité claire, nette et reposante quelque soit l’éclairage de la vitrine, un élément important dans un musée où les nécessités de conservations font grandement varier les éclairages. Ils sont composés en Granjon. La hiérarchisation est assurée comme tel :
• gras pour l’information majeure — titre ou artiste —
• italique d’un corps légèrement plus petit pour la traduction en anglais — ou titre du tableau, selon les cas —
• roman dans une taille équivalente pour les détails de lieux, de dates et matériaux
• Univers bold de petite taille pour les informations destinées aux professionnels, tel que la côte d’inventaire et le leg, à la fois lisibles pour ses destinataires et invisibles pour les autres.

Les cartels des expositions temporaires suivent le schéma inverse. Ils sont gris sur fond blanc et entièrement en Univers, puisque le caractère temporaire renvoie à l’aspect plus moderne du musée (5). La hiérarchisation des informations est assurée comme suit :
• gras et capitales pour le titre ou l’artiste (si possible, les dates de ce dernier sont présentées en beaucoup plus petit juste en dessous)
• italique fin, d’un corps équivalent, pour la traduction du titre ou le nom de l’oeuvre
• roman dans une casse moyenne pour les détails de lieux, date et matériaux
• en roman, d’une casse plus petite, séparée du reste des informations par un filet pour l’explication détaillée
• en tout petit, la provenance de l’oeuvre s’il s’agit d’un prêt ou son numéro d’inventaire.




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mardi 25 février 2014

les liens du mardi

via behance
only a dream, Nevena Poledica

hand lettering, Ben Johnston

le cube de bois de Anila Quayyum Agha

collections, Jim Golden studio

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lundi 24 février 2014

Gambie

Gambie (République de)
capitale : Banjul
langue officielle : Anglais

les sites de l'UNESCO
Île Kunta Kinteh et sites associés
tigz pix

Cercles mégalithiques de Sénégambie (entre le Sénégal et la Gambie)


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vendredi 21 février 2014

Identité visuelle d'un musée, le cas du Louvre (Paris)



LES DÉCLINAISONS

LA SIGNALÉTIQUE INTÉRIEURE
La signalétique intérieure se compose de panneaux carrés (nous avons déjà vu l’importance de cette forme dans la communication du Louvre) rédigés en blanc sur gris.
Ils indiquent le fléchage des sections, présentant alors un carré de couleur correspondant, accompagné de l’étage en Univers — infrastructure — et du nom de la section, d’une oeuvre majeure, d’informations complémentaires, en Granjon — art —.
Certains panneaux, à l’entrée des salles, sont encore plus riches en informations et présentent une carte — répondant aux couleurs de la collection — ou un paragraphe explicatif en Granjon.



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jeudi 20 février 2014

Identité visuelle d'un musée, le cas du Louvre (Paris)


LES DÉCLINAISONS

LE PLAN VISITEUR
Le plan visiteur présente une image du bâtiment dans l’esthétique des gravures anciennes, en noir et blanc, mais là s’arrête l’hommage. Entièrement en Univers, il offre le niveaux le plus complet de simplification des formes et des formulations, afin d’aider au mieux le visiteur à se repérer dans ce dédale de salles, d’un simple coup d’oeil.
Les couleurs des collections sont, bien sur, présentes et utilisées en aplat sur les salles concernées. Les services annexes tels que toilettes, escaliers, ascenseurs, etc. sont présentés dans des petits carrés noirs afin de les distinguer totalement du reste du plan.

L’accent est également mis sur les oeuvres phares des collections. Elles sont placées sur le plan à l’aide de petites vignettes jaune primaire, une couleur qui tranche sans agresser avec toutes les autres teintes présentes, et leurs photos se retrouvent en petits carrés à gauche du plan. Là aussi, dans un but de simplification d’orientation pour le visiteur, le musée étant bien conscient du caractère partiel et exclusif de la majeure partie des visites : la Joconde, le scribe, …



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mercredi 19 février 2014

Identité visuelle d'un musée, le cas du Louvre (Paris)



LES DÉCLINAISONS

Une fois définie l’identité visuelle, il ne reste « plus » qu’à l’appliquer aux divers supports de communication. Dans un musée ils sont nombreux, nous les découvrirons dans le même ordre qu’un visiteur : la signalétique extérieure (accès au musée, point d’information, billetterie), le plan visiteur, la signalétique intérieure (fléchage des sections), les cartels. Nous verrons ensuite les déclinaisons plus spécifiques que sont les affiches d’expositions temporaires et le site internet.

LA SIGNALÉTIQUE EXTÉRIEURE
Un musée commence à communiquer bien avant ses cimaises. Il faut déjà le trouver, en trouver l’entrée. Le fléchage est la plupart du temps assuré par des kakémonos. Ces rectangles verticaux de toile imprimée sont tendus le long du bâtiment, ou dans le cas du Louvre, à l’intérieur du Carrousel. Ils présentent soit un simple logo (2), soit l’oeuvre phare d’une exposition temporaire ou d’une collection (1).
Dans le hall d’entrée, se trouvent également de petites plaques grises indiquant les caisses, les points informations, … et une immense plaque récapitulative des collections, grise elle aussi, au dessus des caisses automatiques.
Les kakémonos du hall présentent des photographies d’oeuvres, d’artistes, … et sont titrées en blanc ou noir. Les plaques posées au mur peuvent se permettre d’adopter un aspect plus solides et de se décliner en blanc sur fond gris.
Le choix de composition du titre de ces kakémonos et plaques entre Granjon et/ou Univers dépend du caractère de la signalétique. L’institution au sens large, une exposition temporaire ou permanente, sont signalées en Granjon. Les services annexes au musée : point de rencontre, activités scolaires, audio guides, vestiaires, billetterie… sont signalés en Univers (4 et 5).
Cette différenciation a pour but de faciliter l’orientation du visiteur, qui, instinctivement, percevra la différence et saura chercher l’un ou l’autre type de panneau selon ses besoins. Le Granjon restant associé à l’esthétique et l’Univers au fonctionnel. Cette division est clairement visible dans le grand panneau récapitulatif placé au dessus des caisses automatiques. Les collections, les différentes ailes du musée et le mot « musée » sont en Granjon tandis que les mots « tickets », « distributeurs », … sont en Univers (3).
Les accés aux ailes du bâtiment sont signalés par des plaques de plexiglas présentant leur nom en Granjon, reprenant la tradition des dessus de porte gravés de l’ancien régime, encore visibles à certains endroits du musée. (cf. fig. 4 p. 10)
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mardi 18 février 2014

les liens du mardi

via behance
Pick Me Up London 2013, les nouvelles broderies de MaricorMaricar Studio.

Custom lettering, Áron Jancsó.

Balkan Type System, Babushke Studio.

les dessins de fleurs de Kristin Nohe

via design you trust
La montagne de croix, Lituanie.

Les mandalas de Joe Mangrum.


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lundi 17 février 2014

Gabon

Gabon (république gabonaise)
capitale : Libreville
langue officielle : français

Un artiste
Nal-Vad, "Peintre Franco-Gabonais, je joue avec métis la stratégie de l'exclusion : « ni d'ici, ni d'ailleurs » Mon travail !! Harmoniser mes différences... et maintenir le divorce entre ma réflexion et mon action."
Materie Prima

Le site de l'UNESCO

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vendredi 14 février 2014

Identité visuelle d'un musée, le cas du Louvre (Paris)



L'IDENTITÉ VISUELLE

L’UNIVERS
L’Univers est, lui aussi, un caractère bien français, dessiné par Adrian Frutiger, typographe suisse, en 1957 pour la fonderie, Deberny & Peignot — héritière de la tradition typographique française, à qui l’on doit la résurrection des caractères Garamond, Didot, Cochin, … et la création de nombreuses polices des années 20 et 30 —. À l’origine, conçu pour les machines à écrire IBM dans leur version française, afin de concurrencer l’Helvetica. 

L’Univers jouit aujourd’hui d’une incroyable postérité : signalétique de la SNCF (1), habillage de nombreuses chaînes de télévisions, … 

Cette police est l’une des plus riches au monde avec son choix de soixante-trois déclinaisons (graisses, inclinaisons, largeurs, ...) (2) ainsi qu’une gamme complète de caractères diacritiques et de cyrillique, complété en 2001 par une version arabe. La richesse de l’Univers trouve tout naturellement sa place dans une institution à visée universelle, lui permettant de s’exprimer dans une large variété de langues sans changer de style. Seuls les caractères asiatiques, appartenant au même groupe stylistique des Néo-grotesques sans-serifs (3), proviennent d’une autre fonte. 


L’Univers présente une extrême facilité de lecture de près comme de loin, ce qui explique sa large utilisation en matière signalétique. Par ailleurs, son dessin est facilement imprimable en petits caractères sans risque de « bouchage », c’est à dire d’obturation des yeux de lettres* par l’encre. 

Ce caractère utilisable sur tous supports, du gros titre aux petites lignes de fin de contrat, sans perdre son élégance et sa lisibilité, permet de mettre en exergue tous types d’informations par ses variantes plus ou moins grasses, plus ou moins condensées, …




*l’oeil d’une lettre est sa partie creuse et fermée, par exemple les boucles des lettres a, d, p, e, …



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jeudi 13 février 2014

Identité visuelle d'un musée, le cas du Louvre (Paris)




L'IDENTITÉ VISUELLE
Les polices de caractère utilisées sont bien évidemment le Granjon, et en complément, comme il est d’usage, un caractère sans-serif (sans empâtement) : ici, l’Univers. Cette fonte se caractérise par son aspect moderne et international, puisqu’elle appartient au « style international ».

LE GRANJON 
Ce caractère typographique tire son nom de Robert Granjon, son créateur. Né à Paris vers 1510 et mort à Rome vers 1590, il fut fondeur et graveur de caractères, mais également comme le voulait l’époque, libraire et imprimeur. Connu pour avoir popularisé le caractère de civilité (1), inspiré des manuscrites de l’époque : déformation française de la bâtarde flamande (2) et de la gothique cursive (3). Baptisée, à l’époque, lettres françoises, sa création connu une telle popularité qu’il fut nommé, par Henri II, typographe du Roi. Ce titre faisait de lui le fondeur et graveur de caractères officiels de la couronne. À la manière d’un peintre officiel, il était chargé de dessiner les caractères utilisés pour les écrits officiels (édits, placards, frontons d’édifices...) (4). À l’issue de ses dix ans de charge au service du royaume, il s’installa à Rome pour y réaliser les caractères orientaux nécessaires aux publications des missionnaires catholiques : arméniens, cyrilliques, syriaques et arabes. 

La forme latine du Granjon, redessinée en 1928 par George Jones pour la fonderie Linotype, offrait une grande lisibilité à l’impression, surtout en italique, et une esthétique très « élégance française ». Elle fut très utilisée, à l’instar du Garamond, pour les publications de luxe. Elle est numérisée depuis 2002. 

Ce caractère a été choisi pour le logo et l’identité graphique du Louvre grâce à :
- son lourd et visible héritage « français » associé à l’esthétique et à l’élégance
- sa grande lisibilité et ses différents styles (gras, italique et romain)
- sa parfaite cohérence avec les gravures du bâtiment.



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lundi 10 février 2014

France

et oui ! il fallait bien que ça arrive un jour ou l'autre...


France (République Française)
capitale : Paris
langue officielle : Français

Un studio
Zim&Zou

Calligraphes, lettreurs et typographes
Rémy Boiré

Sabrina Ekecik

MLCK

Julien Priez

Illustrateurs
Manoou

Moon

Manu Duf

Belhoula Amir

Sandra Ollier

julien canavezes

Photographes
loic le quéré

N ● VENT | FISCHER

Vivement l'hiver

G Encrenaz

Jors Garcia

Stéphane Suisse

Poulain JB

Nicolas Evariste

les sites de l'UNESCO
Le Havre, la ville reconstruite par Auguste Perret
Bordeaux, Port de la Lune
Fortifications de Vauban
Lagons de Nouvelle-Calédonie : diversité récifale et écosystèmes associés
Cité épiscopale d'Albi
Pitons, cirques et remparts de l’ile de la Réunion
Sites palafittiques préhistoriques autour des Alpes
Les Causses et les Cévennes, paysage culturel de l’agro-pastoralisme méditerranéen
Bassin minier du Nord-Pas de Calais
Cathédrale de Chartres
Mont-Saint-Michel et sa baie
Palais et parc de Versailles
Sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère
Basilique et colline de Vézelay
Cathédrale d'Amiens
Arles, monuments romains et romans
Abbaye cistercienne de Fontenay
Palais et parc de Fontainebleau
Théâtre antique et ses abords et « Arc de Triomphe » d'Orange
De la grande saline de Salins-les-Bains à la saline royale d’Arc-et-Senans, la production du sel ignigène
Abbatiale de Saint-Savin sur Gartempe
Golfe de Porto : calanche de Piana, golfe de Girolata, réserve de Scandola
Places Stanislas, de la Carrière et d'Alliance à Nancy
Pont du Gard
Strasbourg – Grande île
Cathédrale Notre-Dame, ancienne abbaye Saint-Rémi et palais du Tau, Reims
Paris, rives de la Seine
Cathédrale de Bourges
Centre historique d’Avignon : Palais des papes, ensemble épiscopal et Pont d’Avignon
Canal du Midi
Ville fortifiée historique de Carcassonne
Pyrénées - Mont Perdu
Site historique de Lyon
Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France
Beffrois de Belgique et de France
Juridiction de Saint-Émilion
Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes
Provins, ville de foire médiévale

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vendredi 7 février 2014

Identité visuelle d'un musée, le cas du Louvre (Paris)



L’IDENTITÉ VISUELLE

LES FORMES
Troisième point d’une identité visuelle, les formes. Celles du musée sont assez simples à comprendre. Le carré et le triangle sont tous deux hérités de la pyramide à base carrée.
Symboliquement, ces formes sont riches d’avantages pour une institution muséale. Le carré renvoie à la stabilité, la certitude, la solidité et l’immuable, mais aussi à la représentation schématique d’une maison, d’un abri.
Le triangle, quant à lui, est plus ambigu. Le Louvre présente un triangle rectangle isocèle, évoquant le carré dont il est la moitié. Posé sur n’importe laquelle de ses faces, il illustre les mêmes valeurs que ce dernier, ajoutant une dynamique de progression ou d’éternité toute pharaonique. Posé sur un angle, il fait entrer le mouvement, il devient direction.



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jeudi 6 février 2014

Identité visuelle d'un musée, le cas du Louvre (Paris)



L’IDENTITÉ VISUELLE

LES COULEURS
Dans un musée présentant plusieurs collections, il est nécessaire de disposer d’une couleur correspondant à chacune d’elles afin de les flécher, les repérer sur un plan, les délimiter clairement dans l’espace visuel du visiteur. Dans le cas présent, les teintes ont été choisies pour accompagner au mieux la collection correspondante. Les arts de l’Islam se voient attribuer un turquoise à mi-chemin entre vert islamique et lapis-lazuli, les antiquités grecques étrusques et romaines se réunissent autour d’un bleu méditerranée, …

Le point étonnant de ces observations est l’absence de couleur définissant les Arts Premiers. En effet, ils « héritent » du blanc. Cet état de fait, difficile à comprendre, peut s’expliquer par l’arrivée tardive de ces collections, après la dissolution du Musée de l’Homme de la Porte Dorée. Ce choix de couleur peut aussi signifier la volonté de mettre clairement à part ces collections, présentées dans des salles très excentrées et dont l’esthétique n’est peut-être pas considérée par tous les visiteurs comme aussi universelle que les autres. Les pièces présentées ont, en effet, des liens beaucoup plus forts avec le Musée du Quai Branly qu’avec le Louvre. J’en veux pour preuve la conservation au Louvre de la statuette phare du Quai Branly, qui lui sert de logo à l’instar de son astérisque.



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mercredi 5 février 2014

Identité visuelle d'un musée, le cas du Louvre (Paris)


L'IDENTITÉ VISUELLE

Une identité visuelle se compose de quatre éléments: le logo, les couleurs, les principales formes utilisées dans la communication, la ou les polices de caractères. Auxquels peuvent s’ajouter, selon les cas, des grilles de composition typographiques pour les éditions, des chartes de présentations PowerPoint™ ou Word™, etc, découlant toutes des mêmes principes de bases définis par les quatre premiers éléments.

LE LOGO
Dans le logo du Louvre, rectangulaire et d’une grande sobriété, nous retrouvons les deux concepts «dénominateurs communs» précédemment cités: le ciel et le Granjon. 

Les couleurs du logo sont le noir, le blanc, et le gris. L’avantage de se limiter à ces trois couleurs dans une communication est multiple. Elles ne souffrent d’aucun problème de conversion entre impression et affichage lumineux. Elles peuvent être rendues fidèlement dans n’importe quelles conditions et sur tous supports (produits dérivés, différentes qualités de papier, différentes qualités d’écrans, ...). 


De plus ces trois couleurs s’accordent à toutes les autres teintes. Ce dernier facteur est particulièrement important dans la communication d’un musée qui passe, l’écrasante majorité du temps, par la présentation de ses oeuvres. En effet, le logo et l’identité visuelle d’un musée ne doivent en aucun cas entrer en compétition avec les collections, afin de préserver la crédibilité de l’une et l’autre des parties. Ce point est essentiel pour une institution comme le Louvre inscrite, comme nous l’avons vu, dans une dynamique d’élégance et d’esthétique universelle.



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mardi 4 février 2014

les liens du mardi

via this isn't happiness
Castello di Sammezzano, Italie. Surprenant !

Illuminations #2, Matthew Flanagan. Splendide !

via Aima007
Karen Walker, photographe de lunettes extravagantes et exotiques.

via design you trust
Jason Vandenberg, calligraphies.

Catrin Welz-Stein, illustration de rêves.

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lundi 3 février 2014

Finlande

Finlande (République de)


capitale : Helsinki
langues officielles : finnois, suédois

Ah, la Finlande, pays de l'hiver, patrie du Père Noël, terre des Moomins !

Artistes peintres
Kuutti Lavonen

Sirkka-Liisa Lonka

Jaakko Mattila

Jussi Niva

Kaj Stenvall

Je vous invite à découvrir ce site dédié au design finlandais.

Photographes
Ville Varumo

Kimmo Savolainen

Nina Lindfors

Mikko Lagerstedt

Designers (typo)graphiques
Ossi Gustafsson

Emil Bertell

Illustrateurs
Eili-Kaija Kuusniemi

V L A D I M I R

Eva Eskelinen

Hanna Ruusulampi

Wang Jing

photographe et sculpteur
Àlex Reig

les sites de l'UNESCO
Forteresse de Suomenlinna
© Suomen Ilmankuva Oy
Ancienne Rauma
© OUR PLACE
Vieille église de Petäjävesi
© Nick Thompson

Usine de traitement du bois et de carton de Verla
© Pöllö

Site funéraire de l'âge du bronze de Sammallahdenmäki
© OUR PLACE
Haute Côte / Archipel de Kvarken
© Metsähallitus


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