Gabian : Goéland Leucophé en provençal.

Ce blog est animé par Marie Bellando-Mitjans : conceptrice, créatrice, communicante, designer graphique, membre de ONE, slaviste, balkanophile, nerd... persuadée que la communication et la connaissance des cultures du monde conduisent tout naturellement à la paix et au développement.

vendredi 6 décembre 2013

Présentation du Musée Départemental de l'Arles Antique #2



LES COLLECTIONS ARCHÉOLOGIQUES D’ARLES
Arles est consciente de son héritage antique depuis très longtemps. Les premières collections lapidaires voient le jour dès le XVIème siècle et s’ouvrent au public au XVIIème. Collectées par les consuls de la ville et quelques notables, elles étaient exposées jusqu’à récemment dans des bâtiments municipaux.
Dès 1614, on assiste au premier achat d’une pièce antique — une statue de Jupiter — par le Consul d’Arles. La partie inférieure de cette pièce est toujours conservée au musée, le reste de l’oeuvre ayant disparu durant la révolution. Parallèlement aux pouvoirs politiques, les ordres religieux et les particuliers collectent des vestiges, nombreux dans la région, et les exposent à un public plus ou moins large. On peut noter ainsi que le couvent des Soeurs de la Miséricorde, installé en 1666 dans les ruines du théâtre antique laissait libre accès aux vestiges.
La première dynamique muséale, quant à elle, date de 1784 à la signature d’un accord entre les autorités politiques de la ville et le couvent des Minimes, installé aux Alyscamps — nécropole romaine. Les deux parties approuvaient la création d’un lieu public d’antiquités « ouvert librement à ceux qui le souhaitent ». Après la révolution, la terreur des arlésiens portait la dispersion des collections vers des cités disposant d’une aura plus grande : Marseille, Aix-en-Provence, Paris… Ce drame fut évité par l’engagement de M. Pierre Véran, haut fonctionnaire, qui obtint en 1805, par décret impérial, l’ouverture d’un musée dans une église désaffectée mitoyenne de la mairie.
Le musée hérite de tous les objets découverts dans la région constituant ainsi, très rapidement, une collection conséquente. N’oublions pas qu’il s’agit d’une région au passé antique très riche et que chaque chantier de construction met au jour de nombreux vestiges. Dans ce cadre, des missions de sauvetage d’urgence du patrimoine sont organisées dés 1845, pour sauver de la destruction les sarcophages des Alyscamps situés sur le tracé ferroviaire du Paris-Lyon-Méditerranée.

Au XIXème et XXème siècles de nombreux sites sont mis au jour. Lors du colloque UNESCO de Mexico en 1968, le directeur des musées de France pose l’idée d’un musée construit expressément pour abriter les collections du riche passé arlésien. Les vestiges du cirque romain et la friche attenante, à l’extérieur de la ville moderne, semblent alors un endroit prédestiné à cet établissement.




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je publie aussi pour la mémoire de Radio Londres, de la Résistance et de la Seconde Guerre mondiale : http://resistance-retinienne.blogspot.fr
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