Gabian : Goéland Leucophé en provençal.

Ce blog est animé par Marie Bellando-Mitjans : conceptrice, créatrice, communicante, designer graphique, membre de ONE, slaviste, balkanophile, nerd... persuadée que la communication et la connaissance des cultures du monde conduisent tout naturellement à la paix et au développement.

jeudi 30 mai 2013

Tzara 20-2-9


« comme cri perdu de goéland
je t'ai perdue peine profonde
le vent la nuit

c'est vrai j'avance lentement
mais dans chaque visage riant
s'est découvert prunelle de mes yeux
mon amour
l'amour présent et l'avenir
le poids du monde »

Tristan Tzara
Le poids du monde, in De mémoire d'homme

mercredi 29 mai 2013

Leucophée

Station Liberté.
Tout ces choix que je ferais
d’être, puisque je suis en vie ;
de voler, puisque je viens d’ici ;
puisque la mer m’a si longtemps bercer
et que c’est son sel que j’ai dans les veines.
C’est cette terre dans mon sang, dans celui qui a été versé,
ce sont ces odeurs dans le vent qui parle, qui dicte, mais paroles non-vaines.
Tous mes frères s’appellent Jonathan,
des dons de Dieu, libres comme les grands espaces et le temps.
Mes ailes sont fortes et m’emmèneront loin,
ourlées de noir, comme on maquille des yeux avec soin.
Les déserts ne me font pas peur,
je les traverserai avec Ton amour bienveillant.
C’est la mer que j’aime, qui peut-être est faite de nos pleurs,
et ces plages escarpées qui brillent jusqu’au soleil couchant.
La mer qui danse à grands bruits
dans un fracas immense, qui luit
au soleil, qui a porté tant de pionniers,
qui T’ont si souvent prié.
La mer qui charrie le sable et les galets
avec douceur et persévérances,
qui portent les voiliers

avec calme ou violence.

La mer de plus de couleur qu’on ne peut en voir.
La mer qui a tant crié ses espoirs.
La mer qui donne, qui prend, qui métisse et recréé
ceux qui croient en elle, en eux, en Toi, en la Liberté.
Et étendre ses ailes,
pour s’envoler, puisqu’on est resté nomades.
Et puisqu’on est resté rebelles
étendre les mains, pour faire naître le feu ou passer des pommades.
Puisque le vent me porte,
puisque la chance m’escorte,
que mes choix ne sont que les miens,
que mes anges ne sont que les Tiens.

mercredi 22 mai 2013

E


Et puisque tu bats des paupières nerveusement et que tu dors moins bien qu’avant, tu dis que c’est le lot commun, tu dis que ce n’est pas la fin. C’est juste un coup de grisou, un coup du destin ou de la Sainte Trinité, qu’importe. Et le monde qui te contemple n’est qu’un malentendu illimité où les awacs surveillent tous les fols avoines d’avril qui pourraient faire renaître l’espoir comme la mémoire à la Toussaint qui emporte tous les palais vénitiens et les dieux incas, dans le grand règne de l’Azote.

mardi 21 mai 2013

les liens du Mardi

via Aima007
Matteo Varsi, un artiste du polaroïd.

Koji Iyama et ses scotchs.

via design you trust
Les fingerprints (empreintes digitales) de Kevin Van Aelst.

via behance
Une nouvelle série de Raphael Vicenzi.

Mangrove de Cally Whitham.

via this isn't happiness
Une petite blague de Poorly Drawn Lines.
*CAPITAINE OPTIMISME contre L'HOMME PESSIMISTE
"Je vais te vaincre!" / "Oui, probablement."

that's all folks!

lundi 20 mai 2013

Biélorussie

Biélorussie (République de)
capitale : Minsk
langues officielle : biélorusse, russe

Un calligraphe
Dmitry Nesterov, incroyable.

Une illustratrice-dessinatrice-peintre
Maria Redko, une grande émotion dans le trait et une justesse de la couleur.

Les sites de l'UNESCO


that's all folks!

vendredi 17 mai 2013

Tzara 20-2-8


« j'avance lentement
j'ai vu l'horreur gravée à même les rétines
de ceux qui pour avoir voulu survivre
sont morts mille fois au fond des yeux amis »

Tristan Tzara
Le poids du monde, De mémoire d'homme

jeudi 16 mai 2013

D


Dans l’ombre un daguerréotype se distancie 
de son diptyque. Il a des doutes sur ses devoirs
de divinité. Il dérive avec la délicatesse d’une danseuse 
le long des durées et désastres. Il se désespère, 
se déprécie et au fond : difficile différence,

il demande à découvrir.

vendredi 10 mai 2013

Christian Lacroix et le CIRVA à Montmajour

Christian Lacroix et le CIRVA (Centre International de Recherche sur le Verre
et les Arts plastiques) présentent une exposition à Montmajour dans le cadre de Marseille-Provence 2013. Intitulé « Mon île de Montmajour », elle est à découvrir jusque au 3 novembre.

Outre la magnifique restauration de l'Abbaye, j'y ai découvert de nombreux artistes contemporains dont les œuvres s'intègrent très bien à l'espace.

Espace résonné de Pascal Broccolichi

Beautiful Steps #4 de Lang/Baumann

Hétérotopie #SMEIPVI de Vincent J. Stoker

Les figures du pouvoir antique de Olivier Roller

ainsi que des œuvres de Pilar Albarracin, Véronique Ellena, Jana Sterbak, Jean-Michel OthonielJavier Perez et les costumes d'Aïda par Christian Lacroix.

Quelques photos du lieu.





jeudi 9 mai 2013

Tomas Tranströmer 3

Uppsala

En mars - 79
Las de tous ceux qui viennent avec des mots, des mots mais pas de langage, 
je partis pour l'île recouverte de neige.
L'indomptable n'a pas de mots.
Ses pages blanches s'étalent dans tous les sens ! 
Je tombe sur les traces de pattes d'un cerf dans la neige.
Pas de mots, mais un langage.

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Les souvenirs m'observent
Un matin de juin, alors qu'il est trop tôt
pour s'éveiller et trop tard pour se rendormir.

Je dois sortir dans la verdure saturée 
de souvenirs, et ils me suivent des yeux.

Ils restent invisibles, ils se fondent
dans l'ensemble, parfaits caméléons.

Ils sont si près que j'entends leur haleine, 
bien que le chant des oiseaux soit assourdissant.

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Sombres cartes postales, I
L'agenda est rempli, l'avenir incertain. 
Le câble fredonne un refrain apatride. 
Chutes de neige dans l'océan de plomb. Des ombres se battent sur le quai.

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Madrigal
J'ai hérité d'une sombre forêt où je me rends rarement. Mais un jour, les morts et vivants changeront de place. Alors, la forêt se mettra en marche. Nous ne sommes pas sans espoir. Les plus grands crimes restent inexpliquées, malgré l'action de toutes les polices. Il y a également, quelque part dans notre vie, un immense amour qui reste inexpliqué. J'ai hérité d'une sombre forêt, mais je vais aujourd'hui dans une autre forêt toute baignée de lumière. Tout ce qui vit, chante, remue, rampe et frétille ! C'est le printemps et l'air est enivrant. Je suis diplômé de l'université de l'oubli et j'ai les mains aussi vides qu'une chemise sur une corde à linge.

mercredi 8 mai 2013

C


it’s hard to get back, these days
il est encore de ces larmes d’hier et du sang d’encore avant ; qui ne sait où sécher qui ne sait comment cesser. De ces flux sans fin qui ne savent plus où se perdre, 
qui ont oublié jusqu’à la souffrance, qui ont oublier... d’être vrai. Et pourtant au coeur des ruines il reste encore la beauté, séculaire et millénaire et ces valeurs : ténues, abstraites, posées et calmes. Qui sont encore, comme 
le reflet de nous même un jour où nous nous savions encore. Et toutes ces phrases qui vous laissent un arrière goût d’éternité...
Avez vous vu passer l’espoir ?
Par où est-il allé ?

mardi 7 mai 2013

les liens du Mardi

via behance
Eva / Film Main Titles par Dvein.
Je ne sais pas comment c'est fait, c'est peut-être juste de la magie...


Pattern Design par William Branton.

via Swiss Miss
iFontMaker, une application pour créer des polices sur ipad et ipod touch.

via this isn't happiness

via Aima007
Todd McLellan et sa série "Disassembly" (la vidéo du making off est ici)

Dimitri Obergfell, ici une des "statues meurent aussi".

via la vraie vie du vrai monde
Hannah Arendt au cinéma et dans philosophie magazine. À lire et à voir absolument !

that's all folks!