Gabian : Goéland Leucophé en provençal.

Ce blog est animé par Marie Bellando-Mitjans : conceptrice, créatrice, communicante, designer graphique, membre de ONE, slaviste, balkanophile, nerd... persuadée que la communication et la connaissance des cultures du monde conduisent tout naturellement à la paix et au développement.

mardi 31 juillet 2012

les liens du Mardi

Un petit jeu pour l'Été, via how about orange :
des chats à découper / plier de Toxic Paper Factory.





via Aima007
NeSpoon, une artiste qui inscrit céramique et dentelle dans le paysage urbain.





messages via i can read
*Faisons une minute de silence pour tous ceux qui sont coincés dans les bouchons sur le chemin de la salle de gym où ils vont faire du vélo immobile.
*Donnez un sens à la vie.






That's all folks !

mardi 24 juillet 2012

les liens du Mardi

via behance

Vegetal, des photographies... végétales... de Jürgen Heckel.





Theory of Moments, installation et photographies de Instant Hutong. Dans un village en cours de destruction, il souligne les souvenirs et le quotidien des habitants.





via Aima007

Cai Guo Qiang et son installation Endless.








That's all folks !

samedi 21 juillet 2012

Typographie de l'American Dream sur iPad

Bonjour à tous !

Désormais, Typographie de l'American Dream est disponible sur iPad, avec des bonus vidéos !
Il suffit de vous rendre ici, télécharger la version iPad, décompresser le zip et "drag and drop-er" le dossier dans iTunes. La version pdf est toujours disponible.

À bientôt et bonne lecture !

jeudi 19 juillet 2012

In Case Of Emergency





A
Leurs occupations à capela : des commencements sombres et des cubes cristallins, des débandades et des décimations. Depuis l’accord SALT jusqu’à l’Iran. Aberrations et martyres. De la mer noire à l’Ulster, tous ces peacemakers, pleins de charité et de foi, qu’ils vivent longtemps, même après leur mort. Et Soljenitsyne dans tout ça ? Florence ou l’overdose de beauté. Sierra Leone ou le manque de tout. Le Ficus, l’Iris d’or et de vin, de celui qui a donné son sang en vin. L’ammonite, autoportrait des strates et des classes superposées sur une chaise : contenant absolu et authentique. Et le passé égyptien, ne leur mentez pas, ils savent ce qu’est une civilisation. Mais rien ne peut nous faire revenir en 1789, et peut être ne nous en reste-t-il rien...

B
La baie d’un monde boiteux et boueux où s’est renversé il y a bien longtemps la barque des anges qui voulaient braver l’interdit des barbares et remettre à l’eau les baleines. Et s’ébrèche le ballet de banalités, les anges s’assoient en bandes sur un banc. Bannis de leur banquise, ils ne blasphèment pourtant pas, ils contemplent ce monde baroque de bas-fond basaltique. Ils bavardent plus tard avec un bateleur qui revient du pays des bouddhas assassinés et raconte les bazookas, les bénéfices, les béliers, les bombes, les bourreaux, le besoin, le béton, n’omettant aucun bémol de sa bibliographie de braises. Ils se tiennent désormais, comme Borges, où les chemins bifurquent : Byzance ou le béryl. Choisir c’est être brave, sans boussole et sans baromètre c’est briser l’heure du binaire brutal en bégayant «bulle». Le bonheur n’est peut-être qu’un fourmillement bactérien une aspiration bête, improbable, sans base que l’on trouve chez Beckett.

C
it’s hard to get back, these days il est encore de ces larmes d’hier et du sang d’encore avant ; qui ne sait où sécher qui ne sait comment cesser. De ces flux sans fin qui ne savent plus où se perdre, qui ont oublié jusqu’à la souffrance, qui ont oublier... d’être vrai. Et pourtant au coeur des ruines il reste encore la beauté, séculaire et millénaire et ces valeurs : ténues, abstraites, posées et calmes. Qui sont encore, comme le reflet de nous même un jour où nous nous savions encore. Et toutes ces phrases qui vous laissent un arrière goût d’éternité... Avez vous vu passer l’espoir ? Par où est-il allé ?

D
Dans l’ombre un daguerréotype se distancie de son diptyque. Il a des doutes sur ses devoirs de divinité. Il dérive avec la délicatesse d’une danseuse le long des durées et désastres. Il se désespère, se déprécie et au fond : difficile différence, il demande à découvrir.

E
Et puisque tu bats des paupières nerveusement et que tu dors moins bien qu’avant, tu dis que c’est le lot commun, tu dis que ce n’est pas la fin. C’est juste un coup de grisou, un coup du destin ou de la Sainte Trinité, qu’importe. Et le monde qui te contemple n’est qu’un malentendu illimité où les awacs surveillent tous les fols avoines d’avril qui pourraient faire renaître l’espoir comme la mémoire à la Toussaint qui emporte tous les palais vénitiens et les dieux incas, dans le grand règne de l’Azote.

F
Fichtre, voilà ces fichiers de fadaises revenir. Ils refont surface on les avait pourtant fort bien faits fuir en les foutant au fond des falaises. Il eut fallu, peut être, les jeter dans des forêts en flammes ou les enfermer dans une fatalité bien finie comme les figurent ces peintres flamands. Nous avions cru en avoir fini avec toutes ces faux, ces faux de faussaires... Par nous, je veux dire les fabriquants de fado, les fils et filles du flamenco flamboyant, les funambules du fantastique. Tous ceux qu’il faudrait faire taire avec fureur et frénésie si l’on voulait fermer tout ce qui fait office de fenêtre sur le monde et la fantaisie : Ces deux farandoles de figurants faméliques et fatigués de filer le fil du filet fantasmagorique des fantômes.

G
Les goélands s’éloignent, la glace, le givre gèle les cœurs glabres d’un globe gauche gâché sans gabarit et sans gains. Gorbachev, Gagarine, Gershwin, Garcia Lorca, Gandhi, autant de garde-fou, de grands gribouilleurs de genre humain, de genèse généreuse et générative. Ils sont des gestes, des graphiques, des guitares qui grattent là où ça fait graduellement grandir, là où ça fait gravir des échelons de graviers, des guides d’un temps gisant à nos genoux dans un grésillement infernal ; implorant l’ère des giga-bites de ne plus se gargariser de guerres guignolesques et de gérer les goitres gangreneux qu’ils n’ont pu gommer.

H
Après avoir fouiller de fond en comble sa chimiothèque et contempler les reprographies acides de Warhol ; il se tourna vers l’Uttar Pradesh. Othello, le rossignol du Japon ou le placoderme décoratif de Shakespeare, vizir emporté. Et l’art chinois devint alors un duelliste réservé, une échauguette à patin. Dans les Faulkland, Daumier n’était plus là, il avait abdiqué depuis longtemps, il s’était persuadé que l’homme resterait chimpanzé et ne prendrai jamais contact avec ses violons d’Ingres.

I
Contradictions ou aveuglements : ces guerres et ces mensonges. Ces nations et ces patries. Toltstoï au Mexique ou ces barons assassinés : ces révoltes qui s’échangent qui voyagent, presque aussi vite que la lumière et fonde une culture. Et s’il y avait une échelle de Richter des révolutions, comment fonctionnerait-elle ?

J
Souvent je pense à ces jugements de jacasseurs qui propulsent des jeunesse à jamais détruites dans des jeux de joutes sur des terres en jachère d’où plus rien ne jaillira, jamais, par des jours de Juin ou Juillet knowing they’ll be dead by January. Comme si la vie était jetable et que Judas avait injurier Jésus.

K
Des kilomètres de terra incognita s’étendent devant nous. Des hommes kaki brandissent des kalachnikov, tous près pour une kyrielle de knock-out. Et de l’autre coté du kaléidoscope, entre kilt, képi et kimono jonglent des kilos kleptomanes, dans un kiosque en kit arrosant le monde de kirsch kolkhozien. Kafka c’est reconvertis il est désormais kiné au Kirghizistan.

L
Latitude, longitude, ce n’est que le lent balbutiement des légendes labyrinthiques qui alternent la et Larsen. Entre les linéaires life is a lie or less you’ll have to learn. Depuis Lascaux, depuis le milieux de landes, depuis là. Lindbergh, Leibniz. Toujours laisser loin les luttes et les lamentations, pour lire la langue liturgique de la Liberté et apprendre le livre de ses lois, qui sont celles de la lumière. Verser une ultime larme, lyrique, sur les liens lascifs.

M
Un miracle merveilleux se matérialise. Don’t mind the masterpieces they don’t matter. Maladroitement mortel l’homme mange, médicalise, mécanise, martelle, mélange tout. Malevitch maugréé comme un misanthrope miséricordieux. Même si. La mère martyrisée de Michel Ange mimera pour les millénaires à venir le malheur. Mourir à 30 ans comme on malmène une existence.

N
La nouveauté la naïveté nécessaire à la naissance : notion noyau de la nation. Le nihilisme nigaud qui négativise même le noir, nivelant par le néant la narration de Nietzsche. N’empêche, now, nobody says never to the knights who say ni in the night.

O
C’est Buzz Aldrin jouant de la contrebasse sur une plage birmane. Il y a aussi Singapour qui veille sur les contraires. Au loin le mirage du contrôle de la culture et de la famine. Les contre-révolutions convenables qui poussent les continents à la ruine. Senghor se tenant dans une gare implorant les danseuses prêtent à tirer. Et le reste du monde continuent à tourner comme des photographies primitives.

P
Pour voir le Pacifique comme le canal de Panamà, Picasso pousse la paille de sa pupille, je veux parler de sa palette. Partir pour palper le panel des possibles. Le papier, entre aile de papillon et bulle de pape, périssable. Penser, parler, philosopher... La perception des nos parents papous ou paons persiste dans nos photographies philatéliques. La popularité du pop art est une prison psalmodique et pyramidale d’un peuple psychanalysé.

Q
Quatre Quatuors, Quo Vadis ? Quel quai ? Qaddich de questions… Qualité ? Qualifier ? Quand ? Quelque chose, quelque part, quelqu’un ? Qu’en dira t’on ? Qui ? Quoi ?

R
Il faut raccommoder, tu me cours sur le râble, il faut raccorder ou prendre un raccourci. La radio résiste et je réfute les raffineries. Tu es un râleur qui raisonne. Et le rapport ? Toujours pas ratifier. Et tu ne veux pas que je réagisse ? Mes réalisations sont malmener, voire réaménager. Je préfère réhabiliter, reconsidérer le raisonnement que récuser ou réduire la rébellion. Il faut tout réinventer relier les réminiscences, remiser sur les rythmes et rénover les résignés. Réponses de Rostropovitch à Ravel 
ou de Rodin à Rembrant ou alors de Roosvelt à Rommel...

S
Et le sempiternel Sysiphe sur le seuil du sinistre ou dans l’oeil du cyclone silencieux sachant l’avenir et le souvenir seul sur ce site de silence simultané. My hand on the sand, c’est aussi un sabot, ce n’est pas du sabotage. Seule contre le sabre, c’est un signe de vie, c’est un signe tout court : c’est... SACRÉ. Offert en sacrifice, all my wisdom is in it, je peux assécher tout ce sang, et re vivre, encore... SALAMANDRE ! It’s sensitive, it’s sensible, at last, i just give you some silence... soupir... Je vous salue steppes arides ! Je suis le grand Sterne celui qui vole au dessus des séismes...

T
Il est temps le télescope traduit les tâches. La tentation se tient sur la terrasse. Les tabloïds ignore Turner, Tutu, Tzara. Le Tao prend la tangente. Et la terre tourne toujours. Dans un tiroir, j’ai un titre sur toi et la tolérance en trompe l’oeil.

U
Puisque l’Australie continue de nous fasciner malgré la pluie, la vapeur, la vitesse qui nous poursuit depuis les Tudors. Et le vent qui s’entête qui tourne dans ma tête sa violence qui écrase les vagues, le froid, le sable, les rochers comme des dagues. Et si tout pouvais s’arrêter blow away comme un fétu de paille comme un homme qui défaille they say it’s Armageddon time et je ne veux pas y croire. La neige vint à nouveaux teinter le silence d’une infinité plus forte.

V
Vermeer me vaccine. Ses vanités vaudou au vécu végétal des Vénus veilleuse, au vertigineux vitrail sans voix de ceux qui ont la vue et la vertu. Vivement Volta et la vitesse, la vidéo dans la verticalité de la vie pour vieillir avec violence et vitalité, viscéralement votre. Ave Vulcain.

W
Wrong. C’est ce qu’on a pu dire à Wagner, Wilde et aux Wright. Ils ont répondu Why, How, What. En un week-end, ils ont mis les watts.

X
30 ans et les verbes dur à digérer. S’accrocher à chaque lettre du théodicée comme à la spirale d’un coquillage, en espérant l’angle de l’astrolabe comme rose des vents de la colonisation. Du haut de leur ciel les coupoles de nos crânes où dansent les grillons. Des mégalithes aux églises russes il y a peut-être la Paix, il y a peut-être le fer.

Y
Yeux. Ni yankee ni yacusa ni Young ni Yourcenar.

Z
Chez soi n’est peut-être qu’un épiderme, un rêve endossé par Tarzan. Une caméra toujours pointée sur Saigon. Avec dans le noir les yeux de Terzieff, l’alchimie même d’un vol d’oiseaux. Dans l’estomac d’une baleine commence la version bêta d’un paysage calligraphique contenant bien plus que lui même. Au delà du Houx il y a une île et une pagode. L’enluminure s’achève là, sur la peau du vélin.

mardi 17 juillet 2012

les liens du Mardi

Via Aima007

Lauren DiCioccio et ses drôles d'objets ou peintures








Orion Fisher et ses peintures "brouillardeuses"





Via Behance

Typographie et générique d'History Channel de Santiago Wardak






Les Américains : CD, vinyle, etc. de Robert Efurd





That's all folk's !

mardi 10 juillet 2012

les liens du Mardi

via The Fox Is Black

les photographies alimentaires de Christopher Boffoli, apparemment, cet homme n'a jamais entendu dire qu'il ne faut pas jouer avec la nourriture...





via Kuvva

les mondes merveilleux de Takanori Aiba





via Aima007

les photographies toujours aussi splendides d'Akos Major, ici un extrait de Highlands





That's all folks !

vendredi 6 juillet 2012

Tzara 11-2


« Un coup de fusil, un signe de tête, la destination, une salle de spectacle, un habit de ville, la profession, un homme de guerre, un acte de vente, la matière, une table de marbre, le contenu, de près, de loin, plus ou moins : j'ai compris ton désordre, il est limité et circulaire, il se déclenche et se contracte dans le port. C'est pour cela qu'un cœur étrange, visible à la lumière des becs de gaz, apparaissait de temps en temps sur la paume de sa main. »

Tristan Tzara
Minuits pour des géants, 4, in L'Antitête

jeudi 5 juillet 2012

Tzara 11-1


« Parmi les milliers de pierres se hâtant vers la terre béante, j'ai pris une pierre de hasard, un fruit du fer et de la gomme souterraine. Elle est maintenant sur ma table. Je la touche avec le bout des doigts, comme une secousse électrique à la périphérie d'un cœur. Une tranche d'impassibilité solide, une bouche de tête de mort. L'œil n'a pas pu fermer ses paupières sur les veines de métal. Il y a des plantes et des histoires à l'intérieur. »

Tristan Tzara

Minuits pour des géants, 1, in L'Antitête

mercredi 4 juillet 2012

Tzara 10-2-8


« ouvre encore les yeux
les distances fuiront entre les doigts
les portes se démasqueront
la rive s'approchera des lèvres de la terre
même sous la meule de sommeil il n'y aura plus de solitude
tout sera plein profondément dans l'odeur de foin et de soleil
les mots cesseront quand l'insatiable secret
qui habite à l'écart des enclos et des corps
aura fait taire la nudité des mots
les mots cesseront — ouvre encore les yeux —
les sens profonds seront ensemencés
et le fenil des paroles de soleil en sera plein
les ombres tomberont en poussière » 

Tristan Tzara
Le Puisatier des regards, 18, in Où boivent les loups

mardi 3 juillet 2012

lundi 2 juillet 2012

Tzara 10-2-7


« les portes se sont ouvertes sans bruit ce sont des ailes » 

Tristan Tzara
Le Puisatier des regards, 16, in Où boivent les loups